Le 2 novembre, à 19 heures 30, à la librairie Libralire, 116 rue Saint-Maur, Adriana Langer et Sibel Ceylan, présenteront leurs recueils respectifs, Une prochaine fois et Racines des Lendemains, publiés aux éditions Caractères.
Informations et échanges à propos du roman et des recueils de nouvelles d'Adriana Langer : "Une prochaine fois", aux éditions Caractères. "Le gaz et autres nouvelles", aux éditions David Reinharc. "Errances et autres nouvelles", "Aude" et "Oui et non", aux éditions Valensin David Reinharc. "Ne respirez pas", aux éditions La Providence.
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lundi 28 septembre 2026
mercredi 16 septembre 2026
Le nouveau recueil de nouvelles d’Adriana Langer, « Une prochaine fois » est paru
Le nouveau recueil de nouvelles d’Adriana Langer, « Une prochaine fois », vient d'être publié aux Éditions Caractères.
On peut le commander sur leur site internet, via ce lien :
Vous pouvez lire ou télécharger mon synopsis des vingt nouvelles du recueil, ici :
lundi 11 mai 2026
Wahiba Cherni "L’expression de l’errance dans Errances et autres nouvelles d’Adriana Langer"
Après plusieurs années de travail, le 6 mai 2026, à l'Université de la Manouba (Tunisie), Wahiba Cherni a brillamment réussi la soutenance de son mémoire de Master, consacré au recueil de nouvelles d'Adriana Langer, Errances et autres nouvelles. Elle a obtenu une mention Très Bien tout à fait méritée.
Quelques extraits de cette analyse riche, documentée et sensible :
"En conclusion, ce recueil propose une réflexion profonde sur l'identité et la quête de soi. À travers des personnages aux parcours tourmentés, Langer montre que la construction de soi n'est jamais figée, mais toujours en mouvement, tiraillée entre héritages, rencontres et expériences intimes.
Adriana Langer réussit à capturer la complexité des quêtes personnelles tout en innovant par son style narratif et son utilisation des éléments sensoriels. Ses personnages naviguent à travers des paysages émotionnels riches qui enrichissent leur parcours introspectif. Au-delà des théories, Langer conçoit l'identité non comme un aboutissement, mais comme une aventure sans fin, où chacun doit sans cesse se redécouvrir."
"La nouvelle Errances, composée de trente sections à tonalité poétique et introspective, constitue un point d'aboutissement de cette esthétique. Les figures de style y jouent un rôle fondamental : métaphores et comparaisons structurent la réflexion existentielle, tandis que la personnification, les répétitions, les anaphores, les antithèses, les oxymores, les hyperboles, les allégories, les métonymies et les synecdoques confèrent au texte une forte densité expressive. Cette prose poétique fait de chaque image un fragment de sens. Les métaphores organiques se mêlent à des références scientifiques, produisant un langage à la fois sensible et intellectuel. L'ensemble dessine une quête de soi marquée par l'instabilité, les choix, la mémoire et l'oubli."
"L'exploration de l'univers littéraire de Langer a d'abord permis de situer l'autrice dans un paysage créatif singulier, au croisement de sa formation médicale et de ses influences littéraires. Son double ancrage professionnel et artistique confère à son écriture une tonalité particulière, où le regard clinique se mêle à une sensibilité poétique aiguë. Les maîtres qu'elle convoque — de Flaubert à Tchekhov, de Proust à Kafka — témoignent d'une filiation littéraire assumée qui nourrit son art de la nouvelle contemporaine. Cette forme brève, dont elle maîtrise parfaitement les codes tout en les renouvelant, lui permet d'explorer l'instant, le fragment et la suggestion avec une économie de moyens remarquable."
"Errances et autres nouvelles confirme ainsi qu'Adriana Langer occupe une place singulière dans la littérature francophone contemporaine. Son art de la nouvelle, nourri d'influences multiples mais profondément personnel, témoigne que l'errance, loin d'être une impasse, constitue peut-être la seule voie possible pour dire la complexité et la mobilité de l'expérience humaine dans le monde d'aujourd'hui. En faisant de l'instabilité un principe créateur et de la fragmentation une poétique, Langer nous invite à repenser notre rapport au récit, à l'identité et au sens, dans un geste littéraire qui fait de l'errance non pas un thème parmi d'autres, mais l'essence même de son écriture."
mardi 23 décembre 2025
Florilège de nouvelles d'Adriana Langer le 21 décembre 2025 au Théâtre du Nord-Ouest
Nous avons pu assister à une très belle séance de lecture des textes d'Adriana Langer par Michèle Venard, au Théâtre du Nord-Ouest.
Le public était ravi, impressionné par la qualité de l'interprète mettant si bien en valeur la qualité des textes. Un grand moment de partage et d'émotion.
Michèle Venard en action :
Michèle Venard et Adriana Langer
Un public impatient d'entrer :
Adriana Langer en pleine dédicace :
mardi 4 novembre 2025
Florilège de nouvelles d'Adriana Langer le 21 décembre 2025 au Théâtre du Nord-Ouest
Florilège
de Nouvelles
d’ Adriana Langer
Conception, mise en espace et lecture par Michèle Venard
au Théâtre
du Nord-Ouest
13,
rue du Faubourg Montmartre 75009 Paris (M° Grands Boulevards)
Dimanche
21 Décembre 2025
à
14h30 (Grande
salle)
Durée :
65’
Michèle Venard lira des nouvelles d'Adriana
Langer choisies dans ses recueils Ne respirez pas (2013), Oui
et non (2017), Errances et autres nouvelles (2022), Le
gaz et autres nouvelles (2023), ainsi que dans Impromptus
du Luberon (textes d’Adriana Langer et Philippe Banquet,
photos de Véronique Durruty, 2025).
Michèle Venard a créé l’Atelier Permanent de Lectures et d’Écoute où elle
lit, à cru, des nouvelles d’auteurs de
la littérature mondiale, très, pas, peu ou mal connus. À ce jour 150 auteurs
déjà lus.
Armelle
Héliot
Billets :
Par mail : langer.tno@gmail.com
ou sur place
mercredi 8 janvier 2025
Impromptus du Luberon
Adriana Langer publie Impromptus du Luberon, un livre de textes et de photographies, réalisé en collaboration avec Philippe Banquet et Véronique Durruty (photographe). On peut commander le livre et/ou les photographies sur les sites suivants :
Présentation du livre
Ce livre à trois voix - une photographe et deux écrivains - est une déclaration d'amour au Luberon et particulièrement à ses villages. Les textes expriment l’esprit des lieux avec humour et légèreté, en contrepoint des photographies résolument subjectives. L'inspiration s’est nourrie d’une trentaine de lieux, dans le Luberon et ses alentours, certains connus et emblématiques (Gordes, L'Isle-sur-la-Sorgue, Roussillon), d’autres plus discrets (Murs, Joucas, Goult).Ce livre peut séduire aussi bien les personnes
qui connaissent la région et souhaitent la découvrir sous d'autres aspects, que
celles qui la découvrent pour la première fois. Il constitue un complément
idéal aux guides touristiques classiques.
Qui sont les auteurs ?
Véronique Durruty est une photographe de l’agence
Rapho, aujourd’hui Gamma-Rapho. Elle a publié plus de 40 livres
(photographies, textes et dessins) chez différents éditeurs - La
Martinière, Hachette, Flammarion, Gallimard... - en France et à
l'étranger. Bien qu’ayant œuvré dans le monde entier, elle ne connaissait pas
le Luberon et a découvert avec ravissement ses villages et ses paysages.
Quelques citations
« Au détour de la route, accroché au rocher et
sculptant l’horizon, Gordes impose sa splendeur, tout à la fois miracle et
mirage. »
« Murs est absent de la plupart des guides de
tourisme. Est-ce à dire que le village ne vaut pas la peine d’être
visité ? Bien sûr que non ! Les villages du Luberon qui méritent le
détour sont si nombreux qu’on ne peut tous les énumérer, ou alors il faudrait
disposer d’un guide de mille pages. »
« Dans quelle mesure ma rencontre avec le
charcutier de Sault peut-elle influer sur la suite de mon existence ? Admirer
son jambon blanc aux herbes, est-ce une forme de renouvellement de mes
conceptions esthétiques ? »
samedi 4 mai 2024
Une subtile analyse du recueil "Le gaz et autres nouvelles"
Jalel El Gharbi, Professeur à l’université de La Manouba en Tunisie, poète, traducteur et essayiste, a écrit cette profonde analyse du recueil :
Dans ces nouvelles, Adriana Langer nous introduit dans un monde hanté par des pensées hésitant entre vie et rêve éveillé. Ce sont des « bribes de rêves qui s’effilochent et se désintègrent à peine créés, tels des nuages, écrit-elle ». Nous ne sommes pas loin de ce que Nathalie Sarraute nomme « tropismes », à ceci près que chez A. Langer les petits riens à la surface de la conscience se liguent pour que le personnage prenne « avec stupeur l’extrême précarité des choses. » Ici, la fiction, dont on devine qu’elle est nourrie de réminiscences autobiographiques, ajointe le vaporeux du rêve, de la semi-conscience et le « rugueux du réel ». La nouvelle dit l’instant où advient cet étourdissement nécessaire pour que l’adhésion à la vie, toujours frêle, reprenne racine nonobstant les inévitables cicatrices du vivre. Nous sommes dans une perspective où le personnage est comme pris dans un engrenage, tantôt aux allures ludiques, tantôt aux allures infernales, qui met à mal l’être oscillant entre sujet et objet. Nul besoin de longue diégèse. La nouvelle semble être le genre idoine pour dire la fulgurance de ces bribes de vie et de néant, de ces fragments si épars et pourtant si unis. Ce sont des instantanés pris dans le torrentiel du vécu. Le rêve, la vision, parfois salvatrice, se présentent sous une forme laconique faisant penser à ce que représente le haïku pour la poésie. Et pourtant, il est des motifs qui jalonnent l’œuvre pour en dire l’unité. Ce sont des topoï très divers tels que le milieu médical, les lectures d’antan, la pomme, la figure maternelle, l’image de l’autre ou la fêlure. On peut dire qu’il s’agit le plus souvent de la vie confrontée à sa négation, cela dont l’archétype serait le corps malade opposé au corps désirable. Le tout ne faisant qu’un. Toute l’œuvre d’A. Langer tient dans cette parenté entre le tout, d’essence ontologique, et le rien du vécu.
Jalel El Gharbi, 2024






